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7 hours ago @ Dico - Citations - Tu as le mois de mai s... · 0 replies · +1 points

Hartman : Tu as le mois de mai sur les joues.

- Fantasio : C'est vrai; et le mois de janvier dans le cœur. Ma tète est comme une -vieille cheminée sans feu : il n'y a que du vent et des cendres.

4 days ago @ Blog Dicocitations - Tout ce qui est beau, ... · 0 replies · +1 points

Merci ;-à

4 days ago @ Blog Dicocitations - Tout ce qui est beau, ... · 0 replies · +1 points

L'AMOUR IDÉAL.

Tout ce qui est beau, tout ce qui charme, passe en un instant des yeux au cœur par un chemin si facile, si ouvert et si large, que la force et l'audace [de l'homme] s'y opposeraient en vain. Aussi, dans mon doute, suis-je plein d'effroi pour l'erreur qui détourne toute âme de son but. Quels sont les mortels dont les regards ne s'arrêtent pas à la courte puissance des plaisirs humains ?

Peu de gens s'élèvent au ciel. Hélas I quelle misère est l'état amoureux pour quiconque vit dans le feu de l'amour et boit de son poison ( puisque l'amour est une fatalité de l'existence), si la grâce ne le transporte vers les hautes et divines beautés et si ses désirs ne sont tournés vers elles I

SONETTO X

Passa per gli occhi al cuore in un momento
Di beltate ogni obietto e leggiadria
Per si piana, ed aperta, e larga via,
Che 'nvan forza il contrasta e ardimento.

Ond' io dubbio fra me temo, e pavento
L' error ch' ogni alma dal suo fin desvia,
Nè so quai vista tra i mortali sia,
Che non si fermi al breve uman contento.

Pochi s' alzano al cielo; a chiunque vive
D' amor nel fuoco e bee del suo veleno,
( Poichè fatale è amore al viver dato ),

Se grazia nol trasporta all' alte e dive
Bellezze, e i desir là volti non sieno,
Oh che miseria è 1' amoroso stato !

4 days ago @ Blog Dicocitations - Tout ce qui est beau, ... · 0 replies · +1 points

SONNET IX

A LA MÊME.

L'espoir peut bien quelquefois suivre mon ardent désir et ne pas être trompeur, car si chacune de nos affections déplaisait au ciel, dans quel but Dieu aurait-il créé le monde ?

Ai-je un plus juste motif de t'aimer que celui de rendre gloire à cette paix éternelle d'où émane le charme divin qui est attaché à toi et qui rend chaste et pieux tout cœur délicat.

L'amour destiné à mourir avec la beauté qui diminue à toute heure offre seul un espoir trompeur, puisqu'il dépend du changement d'un visage;

Bien certain est, [au contraire,] dans un cœur pudique l'espoir qui, malgré les changements de l'apparence, ne se déflore pas, ne languit pas et, ici-bas, nous assure d'avance le paradis.

SONETTO IX

Ben puo talor col mio ardente desio
Salir la speme, e non esser fallace;
Che s' ogni nostro affetto al ciel dispiace,
Fatto a che fine avrebbe '1 mondo Iddio?

Quai più giusta cagion dell' amarti io,
Che render gloria a quell' eterna pace
Onde pende il divin che di te piace,
E ch' ogni cor gentil fa casto e pio?

Fallace speme ha sol 1' amor che muore
Con la beltà che scema a ciascun' ora,
Perch' è suggetto al variar d'un viso.

Certa è ben quella in un pudico cuore,
Che per cangiar di scorza non si sfiora
Nè langue, e qui caparra il paradiso.

2 weeks ago @ Dico - Citations - Mon centre cède, ma d... · 0 replies · +1 points

Citations de Foch :

« La réalité du champ de bataille est que l'on n'y étudie pas : simplement on fait ce que l'on peut pour appliquer ce que l'on sait. » (1903)
« La guerre a été perdue parce que le commandement, le pays n'ont pas voulu la gagner. »
« Les aéroplanes sont des jouets scientifiques intéressants, mais ne présentent pas de valeur militaire. » (1911)
« Il faut travailler, toujours travailler pour nous tenir au courant, car les moyens évoluent, les solutions sont chaque jour différentes. Faire la guerre prochaine avec les procédés de la dernière, quelle utopie ! Il faudra que le chef d’alors improvise des solutions nouvelles. Travaillez... les improvisations géniales sur le champ de bataille ne sont que le résultat des méditations antérieures. » (conférence à l'École navale – août 1920).
« Ce n'est pas une paix, c’est un armistice de vingt ans. » (1920)
« De gouverner, c'est prévoir, on a fait: gouverner, c’est attendre » (Les Cahiers – 1926)
« J'aime mieux une armée de moutons commandée par un lion qu’une armée de lions commandés par un âne. » (Les Cahiers – 1926)
« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir... »
« Mon centre cède, ma droite recule. Situation excellente, j'attaque. » (Première bataille de la Marne - 8 septembre 1914)
« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."»
« Une assemblée pour décider doit avoir un nombre impair, mais trois, c'est déjà trop.»

2 weeks ago @ Dico - Citations - Mon centre cède, ma d... · 0 replies · +1 points

« Mon centre cède, ma droite recule. Situation excellente, j'attaque. » (Première bataille de la Marne - 8 septembre 1914)

Message de Foch à Joffre pendant la première bataille de la Marne - 8 septembre 1914 : Le Vainqueur de la Guerre (1919) par Raymond Recouly, Ch. 6

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3 weeks ago @ Dico - Citations - Tu l'as bien connu? C'... · 0 replies · +1 points

La Prusse et les Prussiens ont vaincu l'Allemagne.
Les ruses sont leurs jeux, les pillages leurs biens;
Ils ont vaincu la France et tiennent sa campagne,
La Prusse et les Prussiens !

Aussi, comme ils sont fiers sur le seuil de la porto!
Comme ils font sur nos maux de joyeux entretiens!

3 weeks ago @ Dico - Citations - Tu l'as bien connu? C'... · 0 replies · +1 points

DE PROFUNDIS

Tu l'as bien connu? C'était un grand diable,
Leste comme un cerf et fort comme un bœuf;
Le causeur d'ailleurs le plus agréable...
Il brisait un sou, comme on casse un œuf.

Il vous soulevait un poids fantastique,
Et puis, tout ainsi que s'il n'eût rien eu,

Il allait, venait, comme un vrai moustique.
C'était un gaillard! Tu l'as bien connu
Ce n'était pas lui qui voulait la guerre,
Et je puis jurer qu'il a vote non;
Mais, quand il a vu qu'il fallait la faire.
Il a dit : « Eh bien, qu'ils la fassent donc! »

Que si quelqu'un eut la sottise extrême
D'aller au combat avant d'être instruit,
De prendre un fusil sans voir son système,
Tu l'as bien connu? ce n'était pas lui.

Les Français de France ont la tête prompte;
Mais lui de Marseille est homme de poids.
Il sait qu'on ne meurt jamais qu'une fois.
Et que cette fois vaut bien qu'on la compte.

« D'ailleurs, disait-il, de plus ou de moins
» Qu'est-ce qu'un soldat, dans l'armée immense,
» Dans tous les duels il faut des témoins,
» Nous serons témoins des Français de France.

DE PROFUNDIS. 101

» Nous ne demandons qu'à les applaudir,
» Nous sommes cncor meilleurs que sévères,
» Un peu de victoire est bon aux affaires,
» Et puis triompher fait toujours plaisir.

» Maintenant s'ils n'ont ni force ni chance,
» Si ces gens du Nord se !"ont battre exprès :
» Eh bien ! mais alors reste la Provence !
» Qu'on y vienne un peu, nous serons tout prêts! :>

Effectivement, tout prêt à combattre,
Faisant l'exercice, ayant deux fusils.
Parlant comme trois, criant comme quatre;
C'était un troupier des plus réussis.

Et quand il apprit qu'aux champs de l'Alsace,
Le dieu des combats nous abandonnait.
S'il n'eût écouté que sa folle audace,
11 allait partir, mais il se tenait.

« Plus tard, disait-il; je crois que la France
I) Sera trop heureuse en me retrouvant ;

102 CHANTS DU SOLDAT.

» Montrons-nous de loin, comme l'Espérance,
» Et, pour rester fort, gardons-nous vivant. »

Et voilà qu'un soir, au sortir de table,
Cet excellent bon avait bien dîné;
Un farceur, pour qui rien n'est respectable,
S'avance tout brusque et lui dit au né :

Qu'on voit au lointain un bateau qui bouge;
Qu'on le croit prussien, qu'il vient vers le port.
Le pauvre garçon est pris d'un transport :
De blanc qu'il était, il eu devient rouge,
De rouge violet, et de violet... mort!

My recent post Georges Rodenbach : Les tristesses

4 weeks ago @ Dico - Citations - Je suis sale, Les poux... · 0 replies · +1 points

Oh ! si j’avais pu me défendre avec mes bras paralysés ; mais, je crois plutôt qu’ils se sont changés en bûches. Quoi qu’il en soit, il importe de constater que le sang ne vient plus y promener sa rougeur. Deux petits hérissons, qui ne croissent plus, ont jeté à un chien, qui n’a pas refusé, l’intérieur de mes testicules : l’épiderme, soigneusement lavé, ils ont logé dedans. L’anus a été intercepté par un crabe ; encouragé par mon inertie, il garde l’entrée avec ses pinces, et me fait beaucoup de mal ! Deux méduses ont franchi les mers, immédiatement alléchées par un espoir qui ne fut pas trompé. Elles ont regardé avec attention les deux parties charnues qui forment le derrière humain, et, se cramponnant à leur galbe convexe, elles les ont tellement écrasées par une pression constante, que les deux morceaux de chair ont disparu, tandis qu’il est resté deux monstres, sortis du royaume de la viscosité, égaux par la couleur, la forme et la férocité. Ne parlez pas de ma colonne vertébrale, puisque c’est un glaive. Oui, oui... je n’y faisais pas attention... votre demande est juste. Vous désirez savoir, n’est-ce pas, comment il se trouve implanté verticalement dans mes reins ? Moi-même, je ne me le rappelle pas très clairement ; cependant, si je me décide à prendre pour un souvenir ce qui n’est peut-être qu’un rêve, sachez que l’homme, quand il a su que j’avais fait vœu de vivre avec la maladie et l’immobilité jusqu’à ce que j’eusse vaincu le Créateur, marcha, derrière moi, sur la pointe des pieds, mais, non pas si doucement, que je ne l’entendisse. Je ne perçus plus rien, pendant un instant qui ne fut pas long. Ce poignard aigu s’enfonça, jusqu’au manche, entre les deux épaules du taureau des fêtes, et son ossature frissonna, comme un tremblement de terre. La lame adhère si fortement au corps, que personne, jusqu’ici, n’a pu l’extraire. Les athlètes, les mécaniciens, les philosophes, les médecins ont essayé, tour à tour, les moyens les plus divers. Ils ne savaient pas que le mal qu’a fait l’homme ne peut plus se défaire ! J’ai pardonné à la profondeur de leur ignorance native, et je les ai salués des paupières de mes yeux. Voyageur, quand tu passeras près de moi, ne m’adresse pas, je t’en supplie, le moindre mot de consolation : tu affaiblirais mon courage. Laisse-moi réchauffer ma ténacité à la flamme du martyre volontaire. Va-t’en... que je ne t’inspire aucune piété. La haine est plus bizarre que tu ne le penses ; sa conduite est inexplicable, comme l’apparence brisée d’un bâton enfoncé dans l’eau. Tel que tu me vois, je puis encore faire des excursions jusqu’aux murailles du ciel, à la tête d’une légion d’assassins, et revenir prendre cette posture, pour méditer, de nouveau, sur les nobles projets de la vengeance. Adieu, je ne te retarderai pas davantage ; et, pour t’instruire et te préserver, réfléchis au sort fatal qui m’a conduit à la révolte, quand peut-être j’étais né bon ! Tu raconteras à ton fils ce que tu as vu ; et, le prenant par la main, fais-lui admirer la beauté des étoiles et les merveilles de l’univers, le nid du rouge-gorge et les temples du Seigneur. Tu seras étonné de le voir si docile aux conseils de la paternité, et tu le récompenseras par un sourire. Mais, quand il apprendra qu’il n’est pas observé, jette les yeux sur lui, et tu le verras cracher sa bave sur la vertu ; il t’a trompé, celui qui est descendu de la race humaine, mais, il ne te trompera plus : tu sauras désormais ce qu’il deviendra. Ô père infortuné, prépare, pour accompagner les pas de ta vieillesse, l’échafaud ineffaçable qui tranchera la tête d’un criminel précoce, et la douleur qui te montrera le chemin qui conduit à la tombe.

4 weeks ago @ Dico - Citations - Je suis sale, Les poux... · 0 replies · +1 points

Lautréamont – Chant IV, 4

Je suis sale. Les poux me rongent. Les pourceaux, quand ils me regardent, vomissent. Les croûtes et les escarres de la lèpre ont écaillé ma peau, couverte de pus jaunâtre. Je ne connais pas l’eau des fleuves, ni la rosée des nuages. Sur ma nuque, comme sur un fumier, pousse un énorme champignon, aux pédoncules ombellifères. Assis sur un meuble informe, je n’ai pas bougé mes membres depuis quatre siècles. Mes pieds ont pris racine dans le sol et composent, jusqu’à mon ventre, une sorte de végétation vivace, remplie d’ignobles parasites, qui ne dérive pas encore de la plante, et qui n’est plus de la chair. Cependant mon cœur bat. Mais comment battrait-il, si la pourriture et les exhalaisons de mon cadavre (je n’ose pas dire corps) ne le nourrissaient abondamment ? Sous mon aisselle gauche, une famille de crapauds a pris résidence, et, quand l’un d’eux remue, il me fait des chatouilles. Prenez garde qu’il ne s’en échappe un, et ne vienne gratter, avec sa bouche, le dedans de votre oreille : il serait ensuite capable d’entrer dans votre cerveau. Sous mon aisselle droite, il y a un caméléon qui leur fait une chasse perpétuelle, afin de ne pas mourir de faim : il faut que chacun vive. Mais, quand un parti déjoue complètement les ruses de l’autre, ils ne trouvent rien de mieux que de ne pas se gêner, et sucent la graisse délicate qui couvre mes côtes : j’y suis habitué. Une vipère méchante a dévoré ma verge et a pris sa place : elle m’a rendu eunuque, cette infâme.